revue-zine, pour le projet 'ECTOPLASME'
d'éctoplasme amiénois dont voici le texte de présentation.
Un ectoplasme est une manifestation perceptible, une substance de nature indéterminée, vague et trouble qui peut se composer d’une à plusieurs personnalités. Le festival Ectoplasme est itinérant, monstrueux et protéiforme. Pour sa première édition, il s’incorpore dans le festival amiénois Rentrée en Friches. A travers celui-ci, il habitera différents bâtiments, s’invitera dans l’espace public et prendra de nombreux visages et corps, du passé et du présent pour parler du futur. Ses manifestations seront parfois de nature indéterminée et trouble. Des voix, des masques, des chants, des ondes, des instruments, des liquides, des couleurs, des matières. A l’image du bâtiment de la Briqueterie qui fera peau neuve en 2020 et proposera ainsi de nouveaux espaces à ses résident.es et à son public. A l’image aussi des mutations qui touchent l'espace urbain -parmi elles, la gentrification. Ectoplasme est politique car il convie diverses luttes à se renforcer et explore des questions de réappropriation. Il s'agit de créer à partir de l’existant, de ce monde à la fois matériel et abstrait, rempli d’imperfections. Pour ce faire, nous mettrons à l’honneur la déclamation anonyme et les poèmes disparus, nous inviterons des voix venant du dehors ou venues d'ailleurs pour chanter, jouer, s’animer dans des corps, dans nos corps. Sur les traces de la mémoire amiénoise, de son passé cheminot et industriel notamment. Le but étant de transmettre des histoires d’une génération à l’autre, d’un lieu à l’autre, de s’approprier des récits et de les mettre en scène, de les découdre et parfois même de les rendre inaudibles pour mieux les faire entendre. Sur une scène qui n’est autre que cette ville avec ses rues et sa population, ses non-parcs et ses friches abandonnées.
CH'BATIO LALA
Au mitan dech gardin, i’ y avo toudis deux routes ed’ pinsées Ravise cheule boboïsachtion ! STOP ! Mr Edziré --- Porquoé vo’s m’ spoté Mr ? Pourquoi vous me nommé Monsieur ? à cose eque j’aù déssaqué cheule Evaingile BleuzeNUITE et que vous en redemandez encore --- mais c’est pire que ça ! --- Awé, bin pus pir’ eque cheule ‘boboïsachtion’, c’est L’Amplification des Ampleurs des Aggravations --- 1000 retours depuis la baie d’Authie les Caps Gris & Blanc Nez n’auront pas raison de notre naufrage --- nos naufrages comme un burn-out collectif et solidaire ! --- délire ? pas si délires eque chaù, que CELA ! hélas en des lyres de naufrages... Oui ! Vous se rassurez en vous persuadant que la baie d’Authie reste accessible et qu’elle demeure une porte que l’on aime mais ils l’ont et vont encore l’aménager comme ils ont ‘boboïsactionnisé’ des quartiers populaires dans toutes les grandes villes de France, d’Europe, du Monde, ils nomment ça la gentrification mais moi je veux juste encore rouler avec toi sur la route, sur les chaussées, toudis edzeur l’coéchie ! et les trottoirs de jadis, le vrai jadis populaire citadien, rural, je désire encore avaler ch’colta –le bitume- en écoutant Skip James et son ‘Hard Time Killin’ Floor Blues’ et aussi R.L Burnside ---
--- Le blues du temps du fil à retordre --- Puis des folles randonnées sur l’esplanade ed Bércq din chl’inprise dech vint v’nu dech large, dans l’emprise du vent venu du large --- vivre de folles randonnées edzeur chl’esplanade ed Bércq-plaùje conme Ivar Ch’Vavar pi Konrad Schmitt ‘ch’vint i’ soufe d’énne forche dech diape, vlaù min calot involé d’in purin... Ayayayayaya chl’araignie...’- ‘Le vent souffle d’une force de diable, voilà mon calot envolé dans le purin... Aie ! Aie ! Aie ! l’araigné ! , par contre aussi, étou, sous l’emprise du vent du large, j’ai vu... --- vo’s vo’s alé pététe bin in joér l’vir’ chaù étou/Vous vous allez peut-être bien le voir un jour ---
... Fideline Hayure être emportée de l’autre côté et vous chanter… --- ‘ej’ veu incor intinde eute voesse m’edvizé à mizote cheule vie paréhl à énne Rhapsodie ed rin ed connu por intoeurné to’t din m’tiéte/Je veux encore entendre ta voix me raconter à moi autre cette vie pareille à une Rhapsodie de rien de connu pour tout retourner dans ma tête. --- …vous chambouler comme ces Muzes Hic ! d’Amour de la Fidèle qui retourne tout de vous et vos satanées certitudes ‘boboïsées’, de certitudes gentrificisées dans la centrifugeuse ed cheule ‘boboïsachtion’ --- Je veux encore entendre une voix me raconter la vie comme une Rhapsodie, la vie râpeuse des sans-grade, des sans-peu-le-sous qui vivaient ici jadis avant la gentrification, la confiscation et rénovation par et pour bobos de leurs quartiers populaires aux sans-peu-le-sous--- j’ai vu, su, très vite que rien ne serez plus comme avant car peu à peu plus rien, pus rin, de la vie du dessous, celle qui fourmille, qui serpente et gicle au grand jour tel un fleuve, nommons le Mississippi ou Scarpe car je suis né à Douai ou encore, parce que NOUS sommes ici La Somme – ach tindro-chi, laù, cheule rivière al éto perfonte ! À l’endroit d’ici, là, la rivière était profonde ! ... cette vie a été confisquée, très et trop vite bientôt recyclée pour des raisons de rentabilités sonnantes mais bien sûr déjà à moyen terme trébuchante, par-dessus le tout pour camoufler la mascarade tu rajoutes des stratégies de la société du spectacle mais aujourd’hui qu’est-ce qui demeure ? Qu’est-ce qui reste ? Les canifs bien aiguisés des sales gosses sont confisqués, rangés et cadenassés, d’autres les bien trop rouillés on été balancé à la poubelle… mais les sales gosses qui peuvent jouer avec des canifs trouvent, trouveront d’autres choses… il y en a de plus en plus qui ne vous ressemblerons jamais et ils ne chialent pas au fond des impasses de la boboïsachtion ! mais d’ailleurs il y a-t-il encore d’autres impasses que celles qui sont mentales et virtuelles ? Les impasses issues de la gentrification de la pensée pour encore mieux dépenser ! ce n’est pas un progrès, c’est juste de l’Amplification des Ampleurs des Aggravations... Vous m’écrivez, Rue de de L’impératrice à Berck des morveux qui ne vous lâchent pas ? J’aimerais qu’il y ait encore de ces morveux rue de L’Impératrice mais quand j’y suis repassé la dernière fois aucun morveux rue de L’Impératrice et d’ailleurs sur aucune autre avenue ne viennent nous tenir les basques… si il y a des mendiants, des enfants mendiants qui mendient, des enfants de mendiants enfants de mendiants eux même qui mendient et même un premier pays, en Europe du Nord où dans des les zones de gentrification on peut payer une taxe pour avoir l’autorisation de mendier ! Pour quand le diplôme de mendiant ? mais ces gosses-mendiants ne sont pas les morveux d’antan, il ne faut pas confondre ! Tu as dégusté que tu me dis à petites lampées le BleuNUIT de L’Evangile du Désiré comme on boit un vieil alcool fort coulant d’une jarre du siècle dernier (qui est peut-être l’avant dernier !) ; un nectar au couleur du miel des nostalgies et à la saveur d’iode de La Mer du Nord…
mais je ne peux pas te remercier de m’écrire ça ! car je n’ai pas écrit l’Evangile BleuNUIT pour CELA et te répond juste …Jamais faibles les morveux ! c’est une dope que tu ne connaissons pas encore qui commande chez eux ! ‘Ici/ichi’, leur haleine qui pue comme une espèce de goudron/funke l’Colta non identifiée mais cette dope qui commande ‘ici/ichi’ ou ailleurs est toujours au final la faiblesse mais votre faiblesse pas vraiment la leur, vous savez c’est cet effet miroir qu’a écrit et chanté Lou Reed ‘I’ll Your Be Mirror’,
... Fideline Hayure être emportée de l’autre côté et vous chanter… --- ‘ej’ veu incor intinde eute voesse m’edvizé à mizote cheule vie paréhl à énne Rhapsodie ed rin ed connu por intoeurné to’t din m’tiéte/Je veux encore entendre ta voix me raconter à moi autre cette vie pareille à une Rhapsodie de rien de connu pour tout retourner dans ma tête. --- …vous chambouler comme ces Muzes Hic ! d’Amour de la Fidèle qui retourne tout de vous et vos satanées certitudes ‘boboïsées’, de certitudes gentrificisées dans la centrifugeuse ed cheule ‘boboïsachtion’ --- Je veux encore entendre une voix me raconter la vie comme une Rhapsodie, la vie râpeuse des sans-grade, des sans-peu-le-sous qui vivaient ici jadis avant la gentrification, la confiscation et rénovation par et pour bobos de leurs quartiers populaires aux sans-peu-le-sous--- j’ai vu, su, très vite que rien ne serez plus comme avant car peu à peu plus rien, pus rin, de la vie du dessous, celle qui fourmille, qui serpente et gicle au grand jour tel un fleuve, nommons le Mississippi ou Scarpe car je suis né à Douai ou encore, parce que NOUS sommes ici La Somme – ach tindro-chi, laù, cheule rivière al éto perfonte ! À l’endroit d’ici, là, la rivière était profonde ! ... cette vie a été confisquée, très et trop vite bientôt recyclée pour des raisons de rentabilités sonnantes mais bien sûr déjà à moyen terme trébuchante, par-dessus le tout pour camoufler la mascarade tu rajoutes des stratégies de la société du spectacle mais aujourd’hui qu’est-ce qui demeure ? Qu’est-ce qui reste ? Les canifs bien aiguisés des sales gosses sont confisqués, rangés et cadenassés, d’autres les bien trop rouillés on été balancé à la poubelle… mais les sales gosses qui peuvent jouer avec des canifs trouvent, trouveront d’autres choses… il y en a de plus en plus qui ne vous ressemblerons jamais et ils ne chialent pas au fond des impasses de la boboïsachtion ! mais d’ailleurs il y a-t-il encore d’autres impasses que celles qui sont mentales et virtuelles ? Les impasses issues de la gentrification de la pensée pour encore mieux dépenser ! ce n’est pas un progrès, c’est juste de l’Amplification des Ampleurs des Aggravations... Vous m’écrivez, Rue de de L’impératrice à Berck des morveux qui ne vous lâchent pas ? J’aimerais qu’il y ait encore de ces morveux rue de L’Impératrice mais quand j’y suis repassé la dernière fois aucun morveux rue de L’Impératrice et d’ailleurs sur aucune autre avenue ne viennent nous tenir les basques… si il y a des mendiants, des enfants mendiants qui mendient, des enfants de mendiants enfants de mendiants eux même qui mendient et même un premier pays, en Europe du Nord où dans des les zones de gentrification on peut payer une taxe pour avoir l’autorisation de mendier ! Pour quand le diplôme de mendiant ? mais ces gosses-mendiants ne sont pas les morveux d’antan, il ne faut pas confondre ! Tu as dégusté que tu me dis à petites lampées le BleuNUIT de L’Evangile du Désiré comme on boit un vieil alcool fort coulant d’une jarre du siècle dernier (qui est peut-être l’avant dernier !) ; un nectar au couleur du miel des nostalgies et à la saveur d’iode de La Mer du Nord…
mais je ne peux pas te remercier de m’écrire ça ! car je n’ai pas écrit l’Evangile BleuNUIT pour CELA et te répond juste …Jamais faibles les morveux ! c’est une dope que tu ne connaissons pas encore qui commande chez eux ! ‘Ici/ichi’, leur haleine qui pue comme une espèce de goudron/funke l’Colta non identifiée mais cette dope qui commande ‘ici/ichi’ ou ailleurs est toujours au final la faiblesse mais votre faiblesse pas vraiment la leur, vous savez c’est cet effet miroir qu’a écrit et chanté Lou Reed ‘I’ll Your Be Mirror’,
c’est l’ancien éduc’ de rue qui a été qui parle là ! Leurs haleines fétides et moribondes, c’est ainsi que tu l’a nomme, ne pue au final que ta trouille ! TA TROUILLE ! Nous nous connaissons généralement plus que par des lectures virtuelles interposées. Nous nous connaissons qu’entre les lignes. Nous nous connaissons que par des connaissances communes également… Virtuelles bien-sûr. Nous nous croisons seulement ‘ici/ichi’ virtuellement, deux ou trois fois sans nous parler véritablement. C’est fulgurant ! ce vide… un feu de ‘dé-pensée’ en somme… un flux de feux de ‘dé-pensées » c’est flux-feu-fulgurant ! …Ils n’ont même pas le blues ces nouveaux morveux, ils n’ont rien que tu m’affirmes… Ô que si, ils l’ont le blues et flux-feu-fulgurant furieusement, c’est fulgurant ! Ecoutez un certain Rocé et son ‘Identité en crescendo’...
...si lucide et alors entrevoir ta possibilité de les rencontrer, ces morveux, dans l’intimité de leur prison identitaire, les écouter et prendre le temps, l’énergie pour les accompagner jusqu’à retrouver la tombe d’un de leur parent ‘ingravé’ (enterré) conme in tchien (pareil à un chien) dans l’un des derniers carrés des indigents car ils vont bien finir par décidé l’incinération des poussières sa prend moins de place, non ?… alors ils te le chantent leur Blues puis bientôt tu chantes avec eux. Le feu-flux-fulgurant, le feu du ventre, le feu qui remonte l’œsophage et viens te tapisser les neurones du cerveau ouvert comme la gueule du grand dragon rouge gallois qui ne se réveille que lorsque que l’on agresse la Terre. Cela fume, brûle et crépite. CELA crame en somme. – Dans la conscience du déshérité ils jouent avec mes nerfs que tu me dis --- Belle formule ‘dans la conscience du déshérité’ mais le déshérité, c’est eux ? moi ? toi ? je crois que fondamentalement c’est toi, en enfin nous car nous sommes tous concernés, non ? Je sais qu’eux ne jouent pas car leurs provocations ne sont pas des jeux mais des je d’affirmation alors c’est bien pire que ça… C’est l’A.A.A’s, l’Amplification des Ampleurs des Aggravations, qui joue avec vos nerfs et nos chairs. Pourquoi me nommer vous Monsieur ? --- Mais je tiens bon debout, enfin j’essaye, dans le gris des moments perdus qui ne reviendront jamais --- CELA commence à vous fatiguer ? ce que j’écris… ce que je crie… CELA fume, brûle, crépite, CELA crame ; les lettres de nos maux sont des charbons ardents que je sème désespérément aux désirs de nos derniers espoirs prières païennes sur les feuilles blanches de la Vie. --- que dans nos veines coulent les mots des morveux abandonnés --- Oui, à leurs manières, les mots de nos maux m’ont prié et me prie encore de transmettre… Dans mes veines le sang qui coule est blues mais ce ne sont pas des mots mais maux –M.A.U.X- car ces derniers ne sont pas en demeure de se taire alors ils passent par les dernières voix, voies de ceux qui n’acceptent pas d’en rester là. --- Vous venez d’ailleurs ? Que vous me dites --- Mais je ne suis pas David Bowie ! Cet opportuniste de génie, génial certes mais opportuniste ! Oui ! Celui du film ‘l’homme qui venait d’ailleurs’, mais moi je suis de Douai et pas de la planète des araignées de Mars, et vous ? où ? où je suis né ! et vous ? où ? oui, encore ! Vous qui en avait fini vous croyez avec l’Evangile BleuNUIT alors que vous êtes suspendu aux bras du Christ, vous êtes celui qui attend aux croisements… Au croissement d’Audinghem, il y a un Christ souvent sous la pluie ‘Il pleut sur notre amour comme feux de l’enfer mais je sais où se niche le soleil’, puis avec lui je pleure sur la ‘dé-pensée’ et ce vide intersidérale qui nous entoure, nous ne prions pas ! – Les yeux nus nous pleurons de trop voir ! --- je porte des lunettes, une paire pour y voir de prés, une autre pour lire les écrans et une troisième aux verres noires, celle de Steve McQueen afin de me protéger des soleils d’Hollywood, mes yeux sont juste nus pour dormir, me reposer et prier… Votre parole plastifiée de virtualisme boboïsé à la centifugeuse de la gentrification sidère les pages de la poésie moderne avant de se faire disparaitre d’elle-même de par leur vide ---- La fée blanche doit bien rigoler de tout CELA nous balance un ‘poète’ de je ne sais plus quelle armée noire ou d’une autre couleur pour faire que ça le fait, peut importe la couleur elle est ‘conceptualisée’ donc vide ! Du vide subventionné pour survivre alimentairement de par des statuts d’intermittent du spectacle en société bien-dé-pensante ou je ne sais trop quoi de mensonges, mascarades et en s’annonçant, sur la droite comme sur la gauche en passant par le centre, non-alignement, rebelle à tout, pourtant consensuellement tout est bien dans l’ordre des bons rangements des formulaires et conditions à remplir pour survivre, je rectifie sousvivre ! et j’insiste ! je ne m’en moque pas de tout ça et c’est pour CELA que j’insiste en espérant que je vais arriver, même si ce n’est qu’un peu, à la mettre à poil la langue à force de la piocher --- ‘à poil commercial’ comme l’a chanté Arno sur une musique de Tom Zé… … piocher de la langue pour dire tout CELA. Qui peut vraiment croire encore que nous allons nous en sortir ? se sortir de quoi ? Traversant L’Evangile BleuNUIT vous me dites que vous y reconnaissez quelques lieux géographiques ou surtout mentaux où vous avez trainé votre carcasse. En fait vous avez la nostalgie de ce que vous avez eu espoir un jour être, mais vous n’y êtes pas, NOUS n’y sommes pas ! Mais rien n’est fini ! Et puisque le meilleur est toujours pour la fin et avant d’en finir faire voguer un bateau lala parce que la vie le vaut bien comme une première éjaculation ou une toute dernière érection, pour tout foutre à la vie en corps une toute nouvelle dernière fois, nous n’avons rien à perdre depuis que les ruelles sont câblées et si, avec notre Travail du Poème, on essayait de dé-câbler ces ruelles de la désolation de la gentrification qui rigole en douce ? Alors aussi décabler ce rire en douce comme tout le résultat de cette ‘boboïsation’ ? Au moins si on essayait contre la désolation qui rigole en douce de déboboïser la gentrification ? Rira bien qui rira le dernier et ce ne sera pas en douce ce rire, ni que de la désolation sur son passage, ce sera bien pire ! Nous faisons les frais du dérèglement non pas seulement climatique mais généralisé, le déréglement gentrifisé ; oui ! j’ai pu l’expérimenter l’été dernier de par le biais du dérèglement de la médecine ordinaire, généraliste mais foutrement carencée, c’est idem qu’avec le climat ! ils savent ce qu’il ne faut pas/plus faire mais ils le font tout de même comme la commenté Bruno Dumont pour qui j’ai un profond respect ! alors tu te retrouves à devoir être opéré en urgence alors qu’au départ c’est bénins ! OUI ! j’ai failli y passer, crevé de par la médecine carencée alors que nous payons, que nous cotisons… alors nos nerfs à vifs vibrent encore de plus en plus courroucés aux effets, aux risques d’en déranger certains qui préfèrent avec la tête dans le sable demeurer à s’enfoncer peu à peu en eaux troubles. Mais le ciel demeure insoutenable de beauté alors rien n’y fait, il ne faut pas que je cesse de crever d’amour, puisqu’il faut bien mourir de quelque chose alors que ce soit d’Amour ; pour essayer de s’en sortir mentalement et moralement, à court terme j’entend déjà certains poser la question mais qui peut lire ? prédire l’avenir ? Encore juste de la formule ! mais voyez ! ce qui restent aux carrefours, des hommes pressés, compressés qui ectoplasmes qui deviennent peu à peu de plus en plus invisibles mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont plus présents ! des disparitions, des ectoplasmes de la gentrification --- Les stations services de la ‘dé-pensée’ pue la merde de l’Amplification des Ampleurs des Aggravations --- alors vidanges ! et commençons à vidanger les stations services des arts avec leurs marchés qui puent la came de la merde de la ‘dé-pensée’ collective. Des tambours de la liberté résonnent encore ! mais pour qui ? Pour toi ! Pourquoi ? pour l’Amour, la Liberté et mieux la Fraternité et si 60 millions de français jouent au loto, vous tenez bon ! montrez le haut et fort que vous le loto NADA ! que comme un flingue à la ceinture de Stagger Lee vous n’êtes pas chargé à blanc, que vous ne laisserez personne vous voler votre chapeau puis si au son de la comédia es finita ils essayent de vous chantez que vous êtes dans de sales draps avec votre utopie comme une navette spatiale en carton pâte et bien répliquez que vous n’avez pas de navette spatiale car vous moquer pas mal d’aller d’y aller dans l’espace, que nous ne revendiquons pas de navette spatiale que nous n’en rêvons pas car nous avons les pieds sur terre, que nous sommes juste dans un immense bateau lala, ch’Batio lala ! la terre, qui vogue en plein bordel, jusse laù in batio lala, et que pour les navettes spatiales et le loto, c’est juste leur problème, à eux et leurs chiennes virtuelles au trop plein de trop belles formules… Tout s’écroule ! To’i’ ké ! (jin-Luck, tin père vind-t-i’ coére du chuke ?) – Tout s’écroule ! (JEAN-Luc ? ton père vend-t-il encore du sucre ? j’ai écrit et chanté CELA, il y a plus de dix ans ! --- STOP ! NON ! --- moi, je continue --- Ils me disent good luck Mr Déquesnes ---Je vous répond bien vers vous Camarades… et avec Vous.
Terminé en Douai, le 18.08.2019.
p.s : Je ne suis pas un homme pressé, j’ai attendu plus de 10 années et j’y suis encore mais je ne m’attarde jamais dans les carrefours, je reste aussi toujours visible pour ne pas me faire renverser, enfin j’essaye, écraser par la machine.
Moby Dark


Ha hahaha dément au centre du milieu d’autour du noir in route vers
la nuit, al vir éd érnicheudins chu sang mêlé de merde pis éd erbéyeuchés
nuages, des bites, des culs, des vagins, des moules et des trous, dérriére les
tchelles chu solé est muché, à vir li in route éd acouteuchés cris d’horreur et
chésbétescrieu tout partout in tornant au-dessus éd s’téteadosseue à un piot
mont éd merde pas pus heut qu’un oreilleu éd pleumes, oz aveu edvineu qu’il
n’est point leu in route à réveu in acoutant ses gveuspousseu. Non. Il est in
route vers la mort à s’ramintuvouér chu temps quant, les pieudsdécoeus, il
v’nouot al mérmouilleu ses piotesdjibolesdinschoieu, chu temps d’in temps,
quantdinsch’temps leu, il étouot comme quantapreu l’mér elle étouotdéchindue et
qu’ chés mots i s’ étouoentseuveustortousaveuc, à ch’ momint leu i passouot pour un territoire du noir ; le noir en
train de se faire. Dz’ sumos disouoent qu’i n’y avouot plus rien, sauf cet aglavé, ce Léviathan, ce
Moby Dark qui les avalouot toute, chésmots.commechés morts, comme la Vache
Juliette et le Cochon Jean tombés dans le trou du trou. D’eutes, les putes
gonzesses, i pensouoent qu’chés mots morts n’érvénouèment point parce que
personne n’avouot plus l’édzir éd les wardeu. A la mort ! A la mort !
O n’a jamouais bien seu. Moby Dark
,achteure, il est comme la mort monte, Moby Dark i cirtchule où i veut, i
navigue tout partout comme chésbétes éd mér au-dessus éd nos’tétes, il est
dinsch’monneentieu, ichi et leu, Moby Dark, ch’est li l’aglavé, the big Moby of
the Dark, il a l’invie, miu, il a
l’édzir , l’édzir du noir. Du noir
absolu. L’édzir éd érvérnir s’ernicheu, leu, dins chu sang et dins la merde,
aveuctortouschés gins qui peuvent infinerposeu leu tétedins l’inconfiance éd
leu gveus, et éd ergardeu d’vint eux ,cho mort qui monte. Et pis qui déchind,
qui déchind jusqu’au rien...

Jacques Cauda,
final extrait de MOBY DARK,
à paraître en fin d'année 2019
aux éditions L'âne qui butine.
À CELUI QUI FLEURIT...
' L’enfance est le je de la poésie' – Christian-Edziré Déquesnes, 19.09.2019.
À celui qui Fleurit / Mais, rugissent les barreaux de son taudis / Écrit sans sa tête / Procrastine comme un enfant / Dénué du bon sens Commun en suspension / Point ordinaire / Élève plus haut /Du rien / À bras perdus / À corps tendu Celui qui / Enlumine / Immacule ses pensées Extrapole la colle des vocables / D'amour pauvre Surplie / Décroise les serpes des dix vignes / Celui qui / Académise les yakas gantés / Dans les cages à faucon / Caresse les courbes claires de l'obscure conjugaison Héroïse la rouille de l'eau / Glaise la ferraille / Dont l'herse postée trace le chemin sorti du voyageur / Celui qui Scié au correcteur s'obstine / S'escrime / À la pointe de son île lettrée de rouge / Calligraphie le son de son ciel / Muselle les agnotologues de son temps / Muse les ça / Dément le délustre / Freud / Celui qui / Saouler d'allitérations / Sachant semer ses sensations sublimes en rimes / Sait faconder le verbe haut des silences / Enfanter les brumes / Délier les gestes délicats Lui, l'affable affabulateur de la phonétique / Or ne ment la gageure des langues babelées sur son papier. / Celui qui agonise de ciment / Extatique croix / Arrache l'anse des êtres / Un fils de l'ère / Se laisse survoler par l'âge / Par lui, avec lui et en lui / J'anagoge mon âme par lévitation des mots inconstants.
Julie Ladret -2017.
PAR QUEL AMOUR ?
Plus flamboyante qu'un brûle pourpoint de gemmes,
Plus géniale et têtue qu'un psaume basilaire,
Plus saint-axiome, ardent ingénu, qu'un "Je t'aime"!
Ma voix appauvrie de ses sentes profondes,
Affirme en retour sans une once faconde
"Moi aussi" dans une langue simple et vraie.
Au Cœur, la délivrance du blé de l'ivraie!
Je te le dis, au Coeur seul revient la pensée!
L'éther discontinu, dans sa cage erratique,
Est chaos sans saccage à la complexité,
Car il eut raison de la Raison céphalique.
Vois comment ma voix s'humble et se cathartise,
Dans un béant silence, s'assigne à demeure
Pour empêcher que son verbal vandalise
Le Sacro-Païen, asile de ma ferveur!
A l'écoeur, je serais de ces monstres de compréhension,
Qui, sous le totem des complications, s'obliquent et s'abusent.
Haut le Vif-Coeur, capable de se soumettre à la question
Sans en trancher l'hymen épique de mes réponses abstruses.
..."Je t'aime"...
..."moi aussi"... (Ma voix)
..."Par quel amour m'aimes-tu?
Par Porneïa, mange et pénètre corps tendu!
De l'Ante-Enfer à la Dorée, indécise,
L'âme s'ouvre et s'engouffre. Cerbère, entends-tu?
Les Anges, l'Oint du Port, s'écrier de mes prises.
Par Pathos, à genoux devant mon vain trépas!
Que le Ciel de Lune se Limbe(s) d'un voeu,
Baptismale est la fosse des Justes rachats,
Mon péché abyssal te soumet aux "Je veux".
Par Pathé Mania, qu'au vent, flotte, sans relâche,
Ma peau blanchie de gel. Sous le Ciel de Mercure,
Tu me captures morte ou vive, folle et lâche
Du lest bienfaisant au vautre de ta luxure.
/Moi aussi, par quel amour te lierai-je?
Moi aussi, par quel amour te lirai-je?/
Par Eros, que ma Psyché plaise au Dieu ailé!
Fou de mes courbes chairs, se montre sans visage
Car, fourbe est le Ciel de Vénus pour l'être aimé.
L'us du gourmand baiser contre l'aisé présage.
Par Philia, mon autre, mon vieil ami, mon frère!
J'ois les sonorités de ta sororité.
Prodigue-moi, Ciel du Soleil, ose l'éclair,
Romps la close avarice de mon vert carré.
Par Storgé, le père, le fils, l'esprit fécond!
Je suis, sur ton sein tendre, le Saint Mars du Ciel.
Ta furie trinitaire me griffe d'un nom,
Guerre et paix, une odyssée de cendre et de miel.
/Moi aussi, par quel amour t'ėcrierai-je?
Moi aussi, par quel amour t'ecrirai-je?/
Par Harmonia, inspire l'impie vertueux!
Mon état de cairn engendre ton huile mer.
Reduite à la sagesse, au joug silencieux,
Je rêve d'enjamber ton Ciel de Jupiter.
Par Eunoïa, Merveille de l'abnégation!
Tu voues un culte violent à mon infirmité.
Ô Ciel, tu me panses et bien-veilles à la scansion
Des vers Saturniens, de ma rance vacuité.
Par Charis, célèbre et loue Ange sans idole
J'exulte, dans tes mains, la grâce qui se muse
Aux Myriades du Ciel, tu te joins et m'enrôles
Ô triomphe de la Foi et de la ruse.
/Moi aussi, par quel amour t'émouvrai-je?
Moi aussi, par quel amour t'aimerai-je?/
Par Agapé, Ciel Cristallin, source première
Nous, réunis en Un au Suprême du jour,
Bienheureux, le trahi qui se révèle à l'Ether
Sans atteindre l'Empyrée du Divine Amour
/.../ " (Mon Coeur)
/Au commencement était l'assourdissement.../
Ô Coeur dantesque, gréco-romain-sacro-Païen, d'où naît la lumière noire qui se révèle à elle-même, Autre.
Mille feuilles, le superposent complexe.
Au sexe, n'impose ni égards moindres ou surannés, ni réparties tranchantes ou fleuries.
Au vide, s'oppose, à ma voix vide de son
Au vide, s'oppose, à ma voie vide de sens
Coeur explose d'une turbulente prose que je déconstruis et recompose en vains alexandrins.
La prose nécessaire au canon de mon ère,
La prose nécessaires au chaos ordinaire.
Mon battant de la démesure,
Mon intrinsèque,
Mon errant inhérent,
Le Ciel est à Toi, Cristallin, Christ à l'Autre.
Trouve l'aboutissement dans l'absolu de la question,
dans l'absolue abolition de mon emphase.
Ma voix ferme, suture, inane à trancher l'ouverte extase.
Parler m'affligerait de Raison, de compréhension, d'un manque de rauque et de relief.
Mon Coeur n'est utile qu'à la Nef-Création.
De l'Entrée, pores, bouche, orbites, narines et oreilles, au Choeur.
À la Raison, son raisonnement
À mon Coeur, la résonance
À la Création, la liance entre le dedans du dehors et le dehors du dedans.
Pars, Coeur-poème, dans la souvenance
Par Coeur, peau aime et rappelle l'enfance
Souviens-moi
Que le son précèda le sens comme il le suivra,
Du sublime de la vie à la superbe de la mort,
Du vagissement au gémissement.
Souviens-moi
De l'encore et du toujours une fois,
La première fois où mon oeil s'ouvrit comme une écoute, pleine, comme une lune, juteuse, comme une mangue.
Fresque demeure
Au tympan circonvolu de l'avant-savoir, de l'avant-lyre.
En tous cieux, je crois au charbonnier qui croit en sa Foi qui croît en lui et donc en moi d'un arbre généreux qu'il coupa et brûla comme une sorcière,
- Pour le charbon!
Pour l'écoeurement en manque de sédiments.
Sédimentaire, ma chère raison se liquéfie, se versifie
C'est à ne rien n'y comprendre!
C'est tout à entendre, à sentir, à voir, à toucher, à goûter, à aimer
Je me stratifie la pensée : Je est Autre et n'a de cesse d'atteindre cette trinité étrange: Je est Autre en Nous.
Nous, l'univers
L'uni-vers
Le Vers de l'existence,
Celui qui ne s'écrit pas, ne se lit pas,
Celui qui brûle infiniment au charbon du coeur dėhiscent et aphasique.
Dehiscent et Aphasique
Taire et jaillir
La divine comédie du sort
Comme Lucifer de sa boite
Meurs céphalėe tumeur
Multiple nécrosé
J'exorte mon aorte
De pulser l'air du coeur
Ô Pensée, singulière complexité
Sois périple, le quantique des cantiques
Sois Terre du jaillir
De l'autre côté, vas, viens,
bois l'eau d'ici, paîs l'au-delà
Je suis la transhumaine qui suis sa transhumance d'amours vives
D'amours vives!
/... A la fin des temps, le chuchotement,
"Bienheureux les simples d'esprit..."
Bienheureux les troublés du Cœur
Julie Ladret.
À Sylvie.
1.
En Ostende, le Casino, in superpe Batioe Lala
Marie et moi arrivons avec nos cœurs en bazar
Mais ce soir, Arno, va en faire autre chose...
En Ostende, au Casino, en superpe Batioe Lala
Nous bientôt en joie dans la force du bleu
Au cœur d'une Humanité impossible possible.
Refrain
Ch'Casino conme in Batioe Lala
Edvaint cheule Mér dech Nord
Por tertous nozotes insanne
C'est comme un livre perdu
Usé, qui ne vous quitte plus
depuis qu'il vous est revenu...
2.
En Ostende, le Casino, in superpe Batioe Lala
Tu n'es pas là pourtant dans ma tête
Il n'y a que toi et ta fille à mes côtés...
En Ostende, au Casino, en superpe Batio Lala
Il est bien le Roi, Arno, d'un pays sans frontière,
D'un peuple fraternel, d'un impossible possible.
Refrain
Le Casino comme un bateau lala
Face à Mer du Nord
Pour tous nous autres ensemble
Ch'ét paréhl à in lif' pàrdu
Décati equ'i' vo's n'quiéte p'us
Edpi equ'i' vo's ét arvénu...
3.
En Ostende, le Casino, in superpe Batioe Lala
Marie et moi repartons avec nos cœurs en émoi
Car ce soir, le Roi, en a fait autre chose...
En Ostende, au Casino, in superpe Batio eLala
Nous vers toi dans le secret du bleu
Au cœur d'un Amour impossible possible.
En Dwai, le jeudi 23.05.2019.
FESTIVAL ECTOPLASME : Un ectoplasme est une manifestation, une substance de nature indéterminé, vague et trouble qui peut se composer d'une à plusieurs personnalité. Le festival Ectoplasme est itinérant, monstrueux et protéiforme. Pour sa première édition, il s'incorpore dans le festival amiénois Rentrée en Friches. À travers celui-ci, il habitera différent bâtiments, s'invitera dans l'espace public et pendra de nombreux visages et corps, du passé et du présent pour parler au futur. Ses manifestations seront parfois de nature indéterminée et trouble. Des voix, des masques, des chants, des ondes, des instruments, des liquides, des couleurs, des matières. À l'image du bâtiment de la Briqueterie qui fera peu neuve en 2000 et proposera ainsi de nouveaux espaces à ses résident.es et à son public. À l'image aussi des mutations qui touchent l'espace urbain - parmi elles, la gentrification. Ectoplasme est politique car il convie diverses luttes à se renforcer et explore les questions de réappropriation. Il s'agit de créer à partir de l'existant, de ce monde à la fois matériel et abstrait, rempli d'imperfections. Pour ce faire, nous mettrons à l'honneur la déclamation anonyme et les poèmes disparus, nous inviterons des voix venant du dehors ou venues d'ailleurs pour chanter, jouer, s'animer dans des corps, dans nos corps. Sur les traces de la mémoire amiénoise, de son passé cheminot et industriel notamment. Le but étant de transmettre des histoires d'une génération à l'autre, de lieu à l'autre, de s'approprier des récits et de les mettre en scène, de les découdre et parfois même de les rendre inaudible pour mieux les faire entendre. Sur une scène qui n'est autre que cette ville avec ses rues et sa population, ses non-parcs et ses friches abandonnées.







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