jeudi 31 octobre 2019

7 - Arpenteuse et masques dech BATIO LALA del G.P.M*... AMANDINE TESTU ...et les mots inuits.

*Grande Picardie Mentale.

     
Tableau 'Ch'Batio Lala' de Jacques Cauda & Dessin d'Amandine Testu.


'Le soleil', photo transmise par Amandine Testu.


Le bois est bien rangé. Une partie de la vue dégagée.  J'ai eu Jean téléphoniquement, il disait que ça aillait, pour tout.  Voici quelques mots inuit, et la formule relative au soleil. Bon, en effet, à l'Acceuil Froid en Amiens,  je l'avais un peu transformée, je ne me souvenais plus si bien et l'avais transfigurée dans ma tête, à des fins d'appropriation sans doute mais avec du coup complète imprécision. (action de modification antérieure à ce soir puisque quand je salue le soleil, je lui ai souvent dit "Hangakôk Sengikôk !  
La formule est : « Hahinang sounainn sékrénôk ! Salut à toi, soleil ! Sekilinâk ! Le soleil apparaît » (MALAURIE Jean, Les derniers rois de Thulé, p.283)
Noms des éléments :
- Walaunuk : L'Esprit des bulles.
- Taktup : L'Esprit du brouillard
- Negakfok : L'Esprit du temps froid.
- Tomalik : Le faiseur de vent.


"Le 22 septembre je participe au festival Ectoplasme organisé à Amiens, dans des lieux marginaux,... à Rivery. D’abord c’était la saint Maurice, ce dimanche-là, et ensuite j’ai lu dans le grand manège d’un ancien haras, squatté (dix-huit occupants, ou résidents, je ne sais pas comment on les appelle). Il y avait trente-cinq personnes (c’était ouvert à tous ceux qui pouvaient montrer patte noire) et trois chiens de punks, dont un seul a été attentif jusqu’au bout. On a eu droit aussi à un « exposé déambulatoire » sur les masques inuits par une jeune femme qui possède de très grands bras et de très grandes jambes..."
Ivar Ch'Vavar,
Extrait d'une lettre Interméde fuligineux
à Jean-Marc Aubert.

J'ai donc rencontré Amandine Testu, rencontre vertigineuse, au cours du festival 'Ectoplasme' en Amiens, d'abords le jour de la lecture d'Ivar Ch'Vavar dans l'ancien haras de Rivery ; puis elle est venue m'épauler avec Jean Detrémont (saxophone alto) et Yvan Martin (trombone) pour ma lecture performée 'Ch'Batio Lala' en 'L'Accueil Froid' d'Amiems.
Christian-Edziré Déquesnes.

"Ecume", photo transmise par Amandine Testu.


AMANDINE TESTU

Arpenteuse d’espaces divers et de paysages. Dans le cadre d’une recherche aussi théorique que pratique autour des masques inuit, a vu le jour un spectacle cosmogonique dans lequel des éléments naturels tels que le soleil, la nuit, les astres ou encore le tonnerre arrivent peu à peu, représentés au travers de grands masques faits de bric et de broc et manipulés par des personnages poétiques dont les visages sont couverts par des masques plats en cuir souple. D’autres séries de ces derniers ont depuis, sous ses mains aimant coudre, vus le jour : des ciels changeants, une écume, un dragon. D’autres déjà s’inventent dans sa tête et chaque occasion de les faire ou les voir vivre l’enjouent. Aussi, afin de causer de la culture des inuit, à son sens fascinante, elle a mis récemment en place une conférence mouvante agrémentée d’illustration à la craie.


Dessin d'Amandine Testu.
























mardi 29 octobre 2019

6 - Guitariste, saxophoniste et harmoniciste dech BATIO LALA del G.P.M*... ERIC 'MINOSA' LHEURETTE ...et la Musze-hic'

*La Grande Picardie Mentale.

Ch'Bleuze Djitariste, Ch'Batio Lala, tableaux de Jacques Cauda & 'Mimosa' et Ch-Edziré en l'Imposture de Lille, lecture performée printemps 2019.


'Mimosa' est un Camarade de longue date, depuis deux décennies et quelques années de plus, depuis que l'époque ou j'ai initié la revue Ffwl (crétin en gallois) qui en échos à ma découverte de 'Cadavre Grand m'a raconté... la poésie des fous et des crétins du nord de la France', a été le premier 'zine que j'ai animé dans l'esprit d'une Grande Picardie Mentale ouverte sur le reste du monde... à cette époque j'ai aussi eu un groupe de Musique, Chés Dessaquaches (Les Extractions, puis d'autres Chés Eclichures (Les Eclaboussures), [2]Brokes ([2]Choses qui pendent), un duo et à sa suite cela a été Chés Nwortes Glénes (Les Poules Noires, Les Mécréants), un autre duo et cette fois là avec Misoma, hélas, les aléas de vie ont fait que ce fut une expérience presque éphémère... mais très vite quand en 2019, site à la parution de "mon" recueil L'Evangile BleuNUIT des opportunités de lecture performée se sont offertes à moi (En 'L'imposture' à Lille, 'La Baraque aux livres' de Douai) Mimosa a répondu présent afin de venir m'épauler, l'aventure continue...
Christian-Edziré Déquesnes.

ERIC 'MIMOSA' LHEURETTE

'MIMOSA' est le guitariste, saxophoniste et harmoniste du duo franco-belge de Muse-hic' improvisée, Limonade, qu'il fait vivre avec Christoph' Bruneel (batterie et objet), ils donnent des concerts en duo mais ils aiment aussi étendre leur duo à des expériences collectives avec des musiciens ou complices d'horizons différents (comme le danseur Jean-Luc Caramel); cela dans une dynamique qui est alimentée par une Camaraderie fraternelle et de partage à être heureux de créer et s'amuser ensemble.
'Limonade' ont même bricolé un disque 33 tours ; par le passé 'Mimosa' en solo a lui même déjà bricolé quelques disques compacts ('Ballades au pays de Mimosa...' (1998), 'Le torticolis' (Mimosa chante L'Horloge Médicale (2000), 'Icônes portugaises' (2002), '40 mois vaudous' (2003) que si vous avez  le plaisir d' (ré)écouter vous témoigneront de l'univers poétique d' Eric Lheurette qui écrit aussi des chansons et des textes dans un style particulier qui lui est très personnel... "...la bise vierge des ses yeux gris vif apporte douceur et réconfort / le tapotement d'aiguille précède l'infiltration / de l'eau de Lourdes, / des sueurs de saintes, / des tartines de Nutella, / des caresses de cousines dans les fétus de paille de nos chimères, / des pieds tout doucement dans l'eau froide." - Extrait de 'L'hôpital de Saint-Flour' de l'album '40 mois vaudous' (2003).

Juillet 2019, 'Mimosa' (saxophone) et 'Philo' (guitare)
en 'La Baraque aux livres' de Douai.

samedi 26 octobre 2019

5 - Saxophones din' Ch'Batio Lala del G.P.M*, MATTHIEU LEBRUN ...et la Muse-hic'

*Grande Picardie Mentale.

Ch'Batio LaLa & un saxophoniste de Jacques Cauda & Ch-Edziré Déquesnes, Matthieu Lebrun, Philippe 'Philo' Lenglet & Eric 'Mimosa' Lheurette, le 07 juillet 2019,
en 'La Baraque aux livres' de Douai.


Suite d'un épisode précédent. ...'Mimosa' a disparu !? Alors 'Philo' le remplace au pied levé en prenant la guitare abandonnée... bientôt 'Mimosa' est de retour mais au saxophone et nous poursuivons à 3... plus tard NOUS serons 4 mais c'est déjà une autre histoire... 
En fait entre temps Matthieu Lebrun que je ne connais pas mais qui est un Camarade de 'Mimosa' & 'Philo', est arrivé alors là manque de chance ou vrai bonheur car il débarque juste avant ou pendant, je ne sais plus, une pause et au moment de reprendre pour le final de la lecture-performée Matthieu a pris le saxophone de 'Mimosa', 'Philo' garde la guitare de 'Mimosa' et 'Mimosa' n'a plus qu'à souffler dans son harmonica. C'est comme CELA que la veille de mon anniversaire j'ai rencontré Matthieu Lebrun, un sacré saxophoniste et cadeau, en 'La Baraque aux livres' de Douai.

Christian-Edziré Déquesnes

Matthieu Lebrun

Matthieu joue de la musique depuis qu’il est capable de se tenir sur ses deux jambes. Améliorant d’année en année son sens de l’équilibre, il se met à jouer sur une seule  jambe. Une heureuse chute lui servira de déclic, tant au niveau proprioceptif qu’au niveau musical. Il décide d’arrêter de jouer sur une seule jambe et commence à se poser de sérieuses questions sur la musique (le son, la partition, la relation de la musique au social, la performance, le rapport de la musique au travail…). Il crée en lien avec ces questionnements, sans toujours trouver de réponse, livrant aux publics de multiples brouillons de lui-même.

Matthieu improvise, compose et joue du saxophone alto, de la clarinette contrebasse, du no-input et pratique le field recording.

Il joue actuellement avec le poète Méryl Marchetti dans Fait Insurrectionnel, avec l’orchestre Lunar Error et dans le trio Liliba (avec Philippe Lenglet et Marie Boilait).

Il a joué avec Bernard Lubat, Beñat Achiary, Mathias Pontévia, Didier Lasserre...





Les saxophonistes 
de Jacques Cauda.


vendredi 25 octobre 2019

4 - Trombone din' Ch'Batio Lala del G.P.M*, IVAN MARTIN ...il arrive de Croisiéres Dolori de par Transmerdunor...

*Grande Picardie Mentale.


 
Le tromboniste rouge et Ch'Batio Lala sont de Jacques Cauda et Christian-Edziré & Yvan Martin
en l' 'Accueil Froid' à Amiens, festival 'Ectoplasme', 3 octobre 2019. - Photo Mary d'Osteend.


En fait c'est lui le coupable, Ivan Martin, car il est en quelque sorte le ressors qui est à l'une des origines de cette aventure Ch'Batio Lala ; il y a quelques années alors que j'étais en un exile effroyable dans la jungle d'une banlieue sud de Paris, je prends la route pour me rendre à une soirée organisée par le label "La Belle Brute'... Au moment de repartir, à la sortie, sur le trottoir, un jeune homme m'aborde et me demande si je connais Ivar Ch'Vavar alors comme j'avais un tas d'exemplaires de la mythique revue 'Le Jardin ouvrier', animée durant un sacré paquet d'année, Ivan Martin qui ne trouvait rien en bibliothèques municipales de l'Œuvre d'Ivar Ch'Vavar, n'est pas reparti les mains vides. Depuis nous avons gardé le contact, il a pensé à me proposer à des Camarades à lui qui organisé le premier festival 'Ectoplasme' à Amiens... alors je me suis retrouvé programmé, Ivar Ch'Vavar aussi, et j'ai pu réaliser en l' 'Accueil Froid' une lecture-performée épaulé par Jean Detrémont (saxophone alto) et Ivan Martin. Ceci raconté vous comprendrez qu'il est plus qu'évident que ch'garchon Ivan en soit, le 8 novembre à venir, de l'équipage de l'aventure Ch'Batio Lala.
Christian-Edziré Déquesnes.



Ivan Martin
Yoio,

alors une présentation oui pourquoi pas!

Il se nomme Ivan Martin et il vit à Lille depuis 10 ans, le temps de rencontrer plein de musicien.
Il joue actuellement avec "Les croisières dolori===>


Egalement des Transmerdunor qui sont de belles aventures collectives, des impros musicales enregistrées avec des lectures diffusées sur Radio Libertaire Paris pour les nuits 'Hôtel Paradoxes', de longues plages nocturnes... c'est les live à la Gardo.
Et encore "Bonne humeur provisoire" puis  il anime l'atelier d'éveil musical du centre social Raymond Poulidor. là, vous pouvez trouver le septet de l'atelier d'éveil musical du centre social Raymond Poulidor ainsi que bonne humeur provisoire puis les autres sorties qui on été réalisé sur ce label===>
===>http://mauvaispourlesyeux.tk/transmerdunor

ici c'est d'autres n'ont pas été assemblé...===>
Il gribouille a ses heures perdues.

hum, voila ?
Ayayayayya !..

Les trombonistes
sont de Jacques Cauda


jeudi 24 octobre 2019

3 - Saxophoniste alto din' Ch' Batio Lala del G.P.M*, JEAN DETREMONT et la Muze-hic'

*Grande Picardie Mentale.

      
Ch'Batio Lala de Jacques Cauda et Jean Detrémont & Christian-Edziré Déquesnes
en l' 'Accueil Froid' d'Amiens, lecture-performée du 3 octobre 2019.


J'ai eu la chance par l'intermédiaire d'Ivar Ch'Vavar de rencontrer Jean Detrémont, un sacré jouer de saxophone alto et poète 'radical', qui a accepté très humblement avec une humilité rare, aux côtés du jeune trompettiste Ivan Martin, de m'accompagner pour me soutenir lors de ma lecture performée dans le cadre de la première édition du festival 'Ectoplasme' d'Amiens.  Ce qui est fantastique c'est qu'il sera de l'équipage pour Ch'Batio Lala en La Malterie de Lille, un lieu qu'il va retrouver avec émotion car il y a déjà jadis joué. Merci Jean.
Christian-Edziré Déquesnes.





Jean Detrémont,
le verbe, le trait, la note

Paru dans la revue 'BON TEMPS'                - décembre 2015.


De quelle manière l’Art s’est-il venu jusqu’à toi ?
Je sais plus… Ce fut dans tous les cas immédiat, tout de suite, au saut du « naïf ».

A quoi ressemblait ton enfance ?
C’était difficile, mon père avait libéré les camps de concentration. Alors il en était sorti un peu « dingue » parfois avec des crises de colère. J’ai toujours compris cette attitude. Je suis devenu un enfant silencieux alors que je parlais beaucoup.

Est-ce la raison pour laquelle tu t’es orienté vers l’Art ?
Oui. Il y a eu un instant merveilleux et à la fois effrayant où je me suis rendu compte que j’étais différent. Que je ne pourrai jamais être dans la routine, comme les autres à travailler mais entièrement dans l’Art. Cette pensée fut d’abord un gouffre puis elle est devenue extatique.

Vers quoi t’es-tu dirigé de prime abord, la poésie, la musique ou le dessin ?
J’ai eu la chance d’apprendre le solfège à cinq ans en même temps que j’apprenais à lire et à écrire. Ces deux langages ont fusionné en moi. Et j’avais un vieil instituteur humaniste, qui me dispensait des cours dans une vieille école. C’était très émouvant le tableau noir et les notes de musique en blanc. Les notes, je les vois. Les notes c’est déjà du dessin. Et écrire des poèmes ça toujours était naturel pour moi.

Le solfège c’est un peu aride pour un enfant ?
Ah non. C’était un grand plaisir. J’y allais deux fois par semaine. J’étais tout heureux. Tout heureux parce que la journée c’étaient les mots et le soir les notes, les signes, les chants, les rythmes. Vers dix ans, j’ai appris le saxophone, dans la fanfare du village avec de vieux saxophonistes. Autant j’ai aimé le solfège, autant je l’ai dissocié de la pratique de l’instrument. En gros, je n’arrivais pas à jouer en même temps que je lisais. Et je n’avais aucune envie de reproduire la musique que d’autres avaient déjà faite. J’étais donc un improvisateur forcé parce que j’avais la nécessité de jouer.
Quelles musiques écoutais-tu?
J’ai toujours tout aimé. J’étais un grand adepte du Hit parade (rires) jusqu’à quatorze, quinze ans. Mes chanteurs préférés, c’étaient Johnny Halliday et Barbara.

Pourquoi le choix du saxophone ?
C’est surtout la forme quand tu es petit. Et puis un saxophone alto ça une forme merveilleuse. Dans la fanfare, y’avait juste de la place pour une trompette, pas besoin de saxophoniste mais ils n’ont jamais réussi à me faire jouer de la trompette. Surement parce que j’avais réellement pas envie.

Comment as-tu parfait ton apprentissage de la musique ?
En autodidacte.

Joues-tu d’autres instruments que le saxophone ?
En dehors du Saxo soprano, je joue du piano et de la guitare.

Qu’aimerais-tu explorer comme nouvelle pratique ?
Oh rien… Ben tu sais quand j’étais gamin, je faisais de la musique électroaccoustique sans le savoir. Avec des cassettes, je considérai déjà les sons comme de la musique, un peu expérimentale. Après, j’ai découvert la musique electroaccoustique officielle avec le compositeur Etienne Saur.

Ta première expérience live en public, quelle fut-elle?
Je me vois encore défiler dans la fanfare d’Airaines avec mon grand saxophone, moi qui suis si petit, à sortir de temps en temps quelques notes. Mais tu parles du début de la gloire, non ? Parce que sinon, mon haut fait d’arme, celui que je retiens, c’est l’inauguration de la galerie du Wazoo à Amiens avec mes dessins, le jour de la mort de Mitterrand.

Quel est le moment le plus propice à la création ?
De midi à minuit.

Es-tu un oiseau de nuit ?
Ah oui, un oiseau de nuit redoutable. La nuit a plus d’une singularité mais là tu veux m’emmener vers le romanstisme…

Comment travailles-tu ?
En copiant ma tête. (Long silence). Je joue tous les jours chez moi, après je fais un dessin. Et le dessin devient un poème. Je ne sais pas si c’est très compréhensible ce que je dis. Tout est très naturel. J’aime travailler chez moi. Tu as beau faire mille disques, trois milles dessins, c’est toujours seul chez toi que l’instant demeure le plus beau.

Ton savoir est encyclopédique…
C’est clair, j’ai une tête bien faite (rires). On dit toujours « On est plus ignorant que savant ». Je suis un penseur, pas un philosophe car j’essaie de lâcher philosophiquement prise. J’ai lu des centaines de livres mais pas des milliers, des centaines c’est déjà bien. Mais je ne lis plus que des poèmes, des bouts de poèmes.
Il y a dans tes poèmes une similarité avec les Haikus ?


Il faut que ça fonce un poème, rapidité, rapidité. Mes premiers poèmes, c’était genre «  Ô belle campagne aux oiseaux, pleine de fleurs tu mets de la joie dans mon cœur ». Donc, je me suis vu forcé de faire quelques progrès, si tu veux… Je n’aime pas écrire des choses longues, j’aime les écrits courts, quelques lignes. Les poèmes surgissent comme une pensée, une émotion.

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Dessin à l’encre de chine issu du catalogue publié à l’occasion de... ...l’exposition Jean Detrémont au Carré Noir du Safran Amiens, 2001


Tu as l’air d’être en symbiose artistique avec les improvisateurs que sont le trompettiste Jac Beroccal et la contrebassiste Jöelle Léandre ?
J’ai toujours aimé leur musique. Ce n’est pas réellement une découverte. On s’est toujours croisé dans des festivals, et puis un jour on s’est parlé. Jacques Berrocal et Joëlle Léandre me sont familiers. Je les aime quoi.

Tu restes très alerte sur la jeune génération d’artistes et de performeurs. Quel est pour toi l’enjeu ?
C’est vrai, j’adore Julia Williamson en arts plastiques, la danseuse Julia Berrocal et la douce et talentueuse Claire Gapenne. Claire, elle est mon amie. Après, y’a pas d’enjeu, je vais de l’avant, je ne sais pas ce que ça m’apporte. C’est mon chemin, je fais ce que j’ai à faire

A quoi es-tu sensible artistiquement en ce moment ?
Ce qui me touche en ce moment, c’est le poème que j’ai écrit hier soir et qui m’a rendu dingue. Parce que je parle de rythme et de battements chamaniques.

Comment gères-tu le décalage entre la dure réalité et ton imagination ?
C’est parfois une souffrance. C’est une question de temps. La vie est courte mais l’Art est long. On n’a pas le temps de tout faire. Ca déborde, ça fait mal des fois. Dans mon œuvre « Vertige et météo », j’ai écrit « Le Mythe décisif ne lâche pas ». Evidemment ça parle du mythe de Sisyphe qui remonte son rocher et qui redescend sans cesse. Moi, je crois qu’il faut imaginer Sisyphe heureux pour supporter le quotidien. Je crois que je suis devenu heureux vers quarante ans. Je sais, l’attente fut longue mais je ne suis pas un type très rapide. (Rires).

Eternel grand artiste confidentiel. Fuis-tu le succès ?
J’étais menacé d’avoir du succès un moment, ça me paraissait monotone. J’ai donc choisi de le laisser tomber.

Est-ce que la pratique ton art t’isole ?
Oui un peu.
A quoi ressemble ton public ?
J’aimerai bien le choisir mon public (Rires). Donc à un public choisi.

As-tu déjà pensé à quitter Amiens pour une ville où ton œuvre aurait eu plus de portée ?
Je me contente d’Amiens mais peut-être devrais-je voyager un peu plus… Mais pas trop. J’aimerais bien une fois par mois, partir dans une ville, New York par exemple, et y accrocher trente dessins et y faire une impro devant les gens du coin.

Comment définis-tu ton œuvre ?
Mon œuvre, elle est bien (rires). Mon œuvre est faite pour mieux voir, mieux lire, mieux entendre. Elle est émotionnelle.

Conserves-tu tes œuvres ?
J’ai une pile de dessins d’environ six cents mais il doit y en avoir a peu près trois cents d’exposables (rires). Sinon, dans une période un peu dingue, un peu déprimée, j’ai tout mis dans un sac poubelle et j’ai tout jeté. Je le regrette.

Quel regard portes-tu sur les années passées ?
J’ai eu la chance d’avoir pu faire ce que j’avais à faire. Et d’aimer de plus en plus le faire.

Qu’aimerais-tu que l’on garde de ton œuvre ?
Qu’il y ait toujours des gens qui l’aiment au moins pendant un bout de temps.

Auteur : Pascal Sanson
Photographe : Ludo Leleu

2 - guitariste din' Ch' Batio Lala del G.P.M*, PHILIPPE 'PHILO' LENGLET & la Muze-hic'

*Grande Picardie Mentale.

Ch'Batio Lala par Jacques Cauda et Philo & Mimosa, photo de Mary d'Osteend.

Le 07 juillet 2019, alors que je dois lire des extraits de "mon" recueil L'Evangile BleuNUIT soutenu par min Caùmarate 'Mimosa', ce dernier me présente avant que je commence 'Philo'...
...bientôt quand NOUS devons reprendre après l'entracte, 'Mimosa' a disparu !? Alors 'Philo' le remplace au pied levé en prenant la guitare abandonnée... bientôt 'Mimosa' est de retour mais au saxophone et nous poursuivons à 3... plus tard NOUS serons 4 mais c'est déjà une autre histoire...
Christian-Edziré Déquesnes.



Philippe 'Philo' Lenglet

Guitares, objets

Né en 1960, étudie le solfège et la clarinette puis la guitare en autodidacte. A la fin des années 70, découvre la musique improvisée et le free-jazz, ainsi que la guitare préparée. Ses influences musicales vont du blues au folk en passant par le rock, le free-jazz et la musique contemporaine, de Jimi Hendrix à Frank Zappa, de Fred Frith à Derek Bailey… En 1998, c’est la naissance du C.R.I.M.E. (Centre Régional d’Improvisation et de Musiques Expérimentales), il participe à divers projets à Bruxelles et Lille, dont La Pieuvre. Depuis la création du collectif Muzzix, joue aussi bien en solo que dans le Grand Orchestre de Muzzix, et au sein de différentes formations, en acoustique ou électrique. Il utilise aussi l’électronique, les amplis en boucle, des systèmes basés sur le feedback… et propose aussi des pièces pour le collectif.
A joué avec Olivier Benoît, Eugene Chadbourne, Jean-Marc Montera, Tony Oxley, Edward Perraud, Roger Turner, Michel Doneda et Daunik Lazro.
Il développe parallèlement une activité de photographe, en argentique et en noir et blanc. Son sujet de prédilection étant les concerts, dont la plupart sont organisés par le collectif Muzzix… il utilise là-aussi une technique particulière de mouvements de l’appareil photo, en rapport avec la musique qu’il photographie.
Le projet « Photographies à entendre », dont le principe est de recueillir des propositions sonores correspondant aux photos de concert, en les incluant au fur et à mesure dans une installation (projection et sonorisation), a été présenté à la Gare St-Sauveur en 2010 et sous une forme interactive à la Maison Folie de Lille-Moulins en 2011 (à cette occasion, passage dans l’émission Tapage nocturne sur France-Musique).
Le projet « Philographies », qui associe la projection d’une photo avec les commentaires enregistrés de l’auteur, a été présenté à la malterie (Lille) en mars 2017.
Ecouter https://soundcloud.com/user-317111410
- Pour voir ses photos :http://improphoto.blogspot.com/
et http://improphoto.chez-alice.fr/

'Philo'===>via===>soundcloud===>https://soundcloud.com/user-317111410 ,
un projet de Muze'hic' électronique de 'Philo' qui se nomme Katabatik https://soundcloud.com/user-533024540





1 - batteur din' Ch' Batio Lala del G.P.M*, CHRISTOH' BRUNEEL et la Muze-hic'...

*Grande Picardie Mentale.

Ch Batio Lala par Jacques Cauda
et 'Limonade' + Chm'Edzyhr', photo d'Anne Letore


CHRISTOPH BRUNEEL
et la MUZE-hic'
Photo de Christoph' Burneel

Christoph' Bruneel anime avec nne Letore les éditions, franco-belge, de 'L'âne qui butine', est aussi un artisan relieur qui restaure des livres, il en conçoit également, un poéte (de nombreux livres existent !), un peintre et dessinateur, puis aussi un musicien (il joue de la batterie et autres objets). 
Il sera la partie belge de l'iceberg de La Grande Picardie Mentale du groupe 'Ch' Batio Lala' qui va époronner, le 8 novembre 2019, en dans la joie et la bonne humeur, mais avec sérieux aussi et références, le Titanic de la culture chti mi qui n'est au final qu'une arnaque...

Christoph Bruneel est le batteur du duo "Limonade", son complice aux guitares et saxophone étant Eric 'Mimosa' Lheurette, et il se passionne autant pour SUN RA que les reprises d'ANNIE CORDY ? et en rapport à la Muze-hic' qu'il célèbre vivant autant qu'il le peut,rappelons quelques uns de ses faits d'armes pour offrir à mesurer qu'il faut plus que compter sur ce chevaliers des Lettres & des bières afin de parier que l'empreinte de la belgitude flamande va pulser quelques énergies secrètes, mais essentielles à l'huile à moteur ed "Ch'Batio Lala " qui va en faire tanguer plus d'une et d'un sur la piste de transes de La Malterie, à défaut de ne par remettre quelques pendules dans les bons fuseaux horaires, quoique !?

-1983 : PAC & Xtof (Christoph Bruneel) avec le groupe « Spina bifida » aux ‘Halles de Courtrai’.


-1989 - 2000 : PAC leader & initiateur d’un chœur à cappella « Consortium Musica & Perversa », Xtof était un des membres dans les dernières années. Concerts en Belgique & aux Pays-Bas.


-1993 : PAC & Xtof & Pvdw (Peter Vandewiele) « Depuis novembre », dans la ’Salle Saint-Anne du Béguinage de Courtrai’.


-1998/1999 : Xtof & Pvdw « Krista Alcolica » et D.J. Herrn Brunkel (Christoph Bruneel), au ‘Pit’s’ - Courtrai. 


-2000 : « 11th Independent Music & Arts Festival”, P.A.C & XTOF, Ur-sonate & Co. Saint-Nicolas, Belgique et « Vexation », collectif sous la direction de Jos Steen, Attenrode-Wever (Belgique).

-2001 : D.J. Herrn Brunkel, installation et musique live (télévisions (bruit blanc)& disques vinyles) pour le défilé de « mode recyclée » au ‘Centre Culturel ‘T Gelandt’ à Menin (Belgique).

-2004 : PAC & Xtof émission et enregistrement de leur ‘Ur-sonate’ à la radio CFM à Cordes-sur-Ciel (France).

-2006 : PAC & Xtof participation au festival de musique contemporaine « Happy new ears » - Courtrai.

-2007 : Café de la Fontaine - « Dernier dîner des Vilains bonshommes (et très vilaines bonnes femmes) », en duo avec Mimosa « Ode à la tartine » - Verlinghem (France).


-2007 : performance musique-poésie-danse en quatuor avec Mimosa, Jean-Philippe Resemann, Jean-Luc Caramel et en duo avec Peter Arthur Caesens, à ‘La Malterie’ - Lille (France).

-2009 : à « La Nuit de la Peur » à la Bibliothèque de Mouscron, miniatures musicales durant la lecture de textes d’Anne Letoré par le groupe « Limonade » (Mimosa & Christoph Bruneel).


-2012 : PAC & Xtof, « La chanson de L’Âne qui butine » chez ‘l’Âne qui Butine’ à Mouscron (Belgique).


-2012 : PAC & Xtof, « La chanson de L’Âne qui butine » à l’asinerie ‘les Petites Fleurs’ à Rebreuve-Ranchicourt (Bruay, France).


-2012 et 2013 : le groupe  « Limonade » (Mimosa : guitare électrique, saxophone, …& Xtof : batterie, percussions,…) à ‘la Malterie’, fête de la musique, Lille et le groupe « Limonade », scène libre à ‘la Malterie’, Lille.

-2013 : 49 HOURS PENETRATION : 3RD GENERATION, Théophane Bertuit / Jean-Philippe Resemann / Peter Arthur Caesens / Jean-Luc Caramelle / Bruno Kamalski / Mimosa / Christoph Bruneel, à ‘la Malterie’, Lille.


-2014 : Durant le ‘Wit.h - festival : ‘Time is with us’, « De Tijdscantate », cantate pour un double chœur (en plus grand nombre des femmes et des hommes en déficience mentale), sous la création et l’orchestration de Peter ‘Arthur’ Caesens & Christoph Bruneel. (Courtrai, Belgique).


-2015 : le groupe « Limonade » chez ‘Le ICI’, Lille et durant le ‘Wit.h - festival : ‘Dokter Valcke’, « DeH20-cantate », cantate pour un double chœur (en plus grand nombre des femmes et des hommes en déficience mentale), sous la création et l’orchestration de Peter ‘Arthur’ Caesens & Christoph Bruneel. (Courtrai) et encore 49 HOURS PENETRATION : 4RD GENERATION, Théophane Bertuit / Beepee / Samuel Bodart / Peter Arthur Caesens / Jean-Luc Caramelle / Claude Colpaert / Barbara Dang / Benoit Ganoote / Raphaël Godeau / David Lemaréchal / Bruno Kamalski / Bastien Loufrant / Philo Lenglet / Jeremy Platey / Xavier Poittevin /  Mimosa / Christoph Bruneel, à ‘la Malterie’, Lille.

-2015 : « Limonade » en première partie du trio Johns Lunds / Peter Jacquemyn / Peter Ole Jorgensen à l’Atelier ‘Mathieu Millet’, Lambersart, France.


-2016 : Durant le ‘Wit.h - festival : ‘Ik heb Harteklop’, « Hart-(r)o(a)ratorium », pour un double chœur (femmes et hommes en déficience mentale), sous la création et l’orchestration de Peter ‘Arthur’ Caesens & Christoph Bruneel. (Courtrai, Belgique).

-2016 : « Limonade » au vernissage de l’expo « La main qui rêve » de Philippe Lemaire & Marie Noël Döby à ‘la galerie Saga’ à Hellemmes, France et « Limonade Extended » (Michel Stawicki : saxophones alto & ténor, Eric Mimosa : guitare électrique& saxophone, Christoph Bruneel : percussions & objets, Falter Bramnk : claviers& objets, Sam Bodart : balafon& objets) en première partie de « Haricot Massacre », 24 avril à ‘la Malterie’, Lille « Limonade Extended », le 6 mai au ‘BAR - la Qsp galerie’, Roubaix, France,le 18 juin « Limonade Extended »  ‘la Renaissance’, Lille, France et le 19 novembre chez ‘L’Âne qui Butine’, au vernissage de l’expo « Le Pyrographe »  d’Arnaud Bruni, Mouscron, Belgique, puis aussi le 11 décembre, au finissage de l’expo du peintre Joël De Rore au ‘Transfo’, Zwevegem, Belgique.

-2017 : « Limonade Extended », le 6 janvier, au vernissage de l’expo « Abstraction ou non ? » de Christoph Bruneel à l’Atelier Media / Médiathèque de Carvin, France, au Blues-sphere à Liège ; première partie en accompagnement de l’auteur David Besschops & en deuxième partie ‘Limonade’ pure et dure ! et au vernissage de l’exposition collective de la Nouvelle Revue Moderne et Venus d’ailleurs « L’Âme du Rêve / Arcane 17 » à la Galerie Saga, Hellemmes, France.