samedi 30 novembre 2019

ERIC 'MINOSA' LHEURETTE, djitariste dech Batio Lala.


Collage de Philippe Lemaire vers 'Mimosa', l'un des 2 guitaristes
de : Ch'BATIO LALA, le 8 novembre en 'La Malterie' de Lille.


Cher Batio Lala,

En écoute privée : https://soundcloud.com/la-production-du-mimosa/chbatio-lala-live-la-malterie-nov-8th-2019/s-q4gdV

Je bascule en public si vous le souhaitez.
bise,

Eric

PS : Pourriez-vous faire suivre à Jean ?

Cher Eric,

​...j'ai pris du retard dans mes réponses courriers...
​OUI ! NOUS pouvons basculer le concert dech Batio Lala en public car personne n'est visiblement contre et pour ma part je trouve que c'est un excellent témoignage.
Il y a-t-il moyen de mettre CELA sur un cd ? Là, moi, je ne peux pas le faire.​ Oui ! je vais transmettre à Jean... (il n'a pas internet !)
...quand je vais aller prochainement à Amiens chez Ch'Vavar.

Je désire vraiment réaliser quelque chose qui soit diffusé avec cet enregistrement, une espèce de livre-disque ?

​Sinon comment vas-tu ?

À s'in vir' ! Béteut ?

Bises fraternelles.

​Christian-Edziré.


Eric 'Mimosa' Lheurette,
guitariste de : Ch'BATIO LALA, écrit aussi.

la postière
col entre ouvert
déboutonné de coquette
dentelle de lingette nuisette
breloque et parure de pauvre
taille contractée par le joug de l'humilité
mains de travailleuse
doigts de légèreté de ride
au geste appliqué(e) la dynamique tendre
visage au creux des cheveux-niche de vierge
sacrifiée à la sévérité d'où suinte la douceur
administration de vie à l'âge d'or du courrier postal

extrait de détournement
puis Sauvetage
d'icône
érotiques
- 1999. 


dimanche 24 novembre 2019

MATTHIEU LEBRUN vers partitions pour Ch'BATIO LALA.


-  Collage de Philippe Lemaire vers Matthieu Lebrun. -


J'ai pensé à réaliser une partition graphique se basant sur l'expérience de vendredi soir. Ce que j'en ai capté, ce dont je me rappelle, ce que j'en fantasme...
J'imagine aussi une sorte de cartographie de nos sons (et de mon appréhension de ces sons), peut-être calquée sur le plan de scène...
A voir si j'écris quelque chose (avec des lettres)...
...Je trouverai peut-être le temps d'enregistrer quelque chose. Pourquoi pas une interprétation de la partition graphique dont je parlais plus haut, ou en cheminant dans la carte sonore ?

Matthieu Lebrun, saxophones, suite à la soirée Ch'BATIO LALA
du 8 novembre 2019, en La Malterie de Lille.

mardi 19 novembre 2019

ANNE LETORE raconte la soirée Ch'BATIO LALA, en La Malterie de Lille, le 8 novembre 2019... et avec le son enregistré par le son réalisé par le fantastique Bertrand 'B.P' Perrot.

https://soundcloud.com/la-production-du-mimosa/chbatio-lala-live-la-malterie-nov-8th-2019/s-q4gdV

une très proche publication... , d'abord blog/internet puis papier
et j'espère aussi un disque-compact avec le son,
...suit avec l'intégralité des textes lus, des mots et autres
que j'ai pu réciter, chanter, improviser et vociférer
durant cette 'performance' et qui ont inspiré les musiciens.


Christian-Edziré Déquesnes.

- Tableau de Jacques Cauda -

Ch' Batio Lala : expression populaire typiquement picarde de Berck pour désigner un bateau qui vogue malgré la pagaille qui règne à son bord et entre les membres de l'équipage et dont le capitaine, à la bienveillance très atypique, se nomme Lala ; de manière plus généraliste utilisé afin de nommer le grand désordre dans une maison, voir un groupe social, plus communément : le bordel.
Cette expression m'a été transmise par Ivar Ch'Vavar.


Christian-Edziré Déquesnes.

par ordre alphabétique, étaient présents :
1re partie :
Samuel Bodard textes, voix, batterie, oreilles de djembe.


2e partie :
Christian-Edziré Déquesnes texte, voix.
Jean Detrémont saxophone.
Matthieu Lebrun clarinette & saxophone.
Duo Limonade : Eric Mimosa guitare électrique & Christoph Bruneel batterie & objets.
Philippe ‘Philo’ Lenglet guitare.
Ivan Martin trombone.
Amandine Testu présence masquée & chamanique.

Le Grand 8 de la Grande Picardie Mentale à La Malterie
huit barques rouges alignées sur le sable au loin le mikado des mâts
dans le port

Vendredi 8 novembre, 8 °C dans la rue, 8 doux dingues sur scène en seconde partie. Mais commençons dans l’ordre chronologique.

En 1re partie une batterie et un micro attendent de pieds fermes Samuel Bodard. Debout derrière le micro, quand il n’est pas assis derrière sa batterie, Sam nous emmène dans son univers de mots et de sons, de maux et de silences. Ambiance intime. Nous écoutons ses glissement métalliques, feutrés ou heurtés, qui ponctuent ses textes, épousent serait plus exact, 

les accointances qui se forment
les jeux de passe
dans l’espace
Balancés entre mots et notes, gestes et abandon, la voix et les mouvements de Samuel sont une poétique à passer en boucle, à écouter au travers d’un prisme transparent, bien enfoncés dans un fauteuil moelleux. Et non, pas du tout ! Vous n’y êtes pas ! Le travail de Samuel Bodard on le traverse comme une qui traverse le miroir avec un lapin dans le dos et un dodo en guise de jury, mais rien ne se brise, tout fait rempart. Chaque moellon du mur est fait de la mortaise des mots savamment triés, palpés, triturés l’un l’autre pour créer une syntaxe de forêt tropicale, dense, humide, chaude, à la fois accueillante et obscure. Au végétal des mots s’abat le métal des sons des oreilles de djembé qu’il manie à merveille. ça swiffe, ça fouiffffe, ça zuuuiie sans jamais vriller le verbe.


Ses onomatopées métalliques sont aussi une poétique tout en nuances ; les déchiffrer serait vouloir traduire des hiéroglyphes avec une formule mathématique.
1/100e, 1/25 000e, 1/150 000e, 1/500 000e
à l’ombre dans un coin.
Local, local.
Pas d’impasse.


Tout l’art de Sam est de superposer impro bruitale et texte frontal pour exprimer une poésie fluide, comme les fluides en chimie, un corps non solide qui se déforme sous l'action de forces. Et la force de Samuel Bodard est d’être calme.
Un point de reconnaissance, un point de rencontre. Des kilomètres dégustés, nous sommes déjà passés par là.3
 
L’ouragan est venu après.
8
Chiffre de la perfection, couché il symbolise l’infini. Le huit exprime l’incarnation dans la matière devenant créatrice. Le 8 est l’image du soleil d’en haut qui se reflète en bas.

Roulement de tambour languissant de Christoph Bruneel, et discret départ de Mimosa à la guitare, ça commence calme mais tout de suite une tintinnabulation de clochettes pleut et vlan ! l’ouragan entame ses premiers  rugissants. Christian Edziré Déquesnes  rentre dedans, dans ce déchaînement, avec un poème de Rimbaud qu’il gueule, suivi du trio de cuivres : Ivan Martin trombone, Jean Detrémont saxo, Mathieu Lebrun saxo, puis Philippe ‘Philo’ Lenglet guitare rejoint l’équipage. Et Ch’Batio Lala, arche picarde, part, bravant les tempêtes musicales ; pendant une heure ça va tanguer sans jamais chavirer, sans jamais même toucher le fond. Mais comment font-ils tous ces comparses musiciens pour garder l’équilibre sur le radeau précaire de l’impro ? Ils écoutent chacun, les notes, les mots, les gestes, les voix. Un bing-bang-dong sonore qui explose dans une capsule de temps suspendu, accroché aux voûtes basses de La Malterie. Et cet orage s’arc-en-cielle avec les danses lumineuses d’Amandine Testu, masquée, désarticulée, désassemblée. On aurait dit l’incarnation des notes entendues (oui, dans ce charivari musical une mélodie filtrait par chacun des instruments), on aurait dit le serpent que le joueur de flûte charme. Nous étions sous le charme de ses masques, de son soleil qui ondulait en 8, un soleil non pas créé de feuilles d’or ! trop facile, inutile, mais d’une table basse en osier démembrée recouverte d’un voile. Pure magie de pure poésie fabriquée. Une sirène dans ce tapage musical éclatant et lumineux. D’autres diraient une chamane. Quelle que soit la parole, le mouvement est là, fluide lui aussi, glissant, s’articulant aux déchaînement des musiciens et aux mots de Christian ; Amandine a aussi ses mots :
Le soleil aujourd’hui a rencontré des personnages vaporeux, inconsistants, protéiformes. Ça lui donne de bonnes idées. Alors il les interpelle.


Et le gros astre se laisse bercer à bout de bras de ce corps-marionnette, la grâce. Nous aussi on voudrait être cette narration valsant entre les notes volcaniques et les mots tonitruants et quitter la scène en volutes et en silence. C’est à un voyage initiatique que cette arpenteuse nous convie aux confins de la poésie inuite. 

Venez vous coucher avec moi je vous conterai vos irruptions, un volcanisme, les formes de vos lagunes, vos éboulis de mauve, la définition de l’éthéré, les transfigurations qui se trament entre deux notes, le bocage silencieux des extravasions, les inclinaisons des souffles qui bleuissent ainsi que leur humeur lorsqu’ils jaunissent.

4
La lenteur des gestes mesurés d’Amandine étrangement ne percute pas les vibrations cahotiques des musiciens. Au contraire, et c’est là où l’alchimie opère : silence — bruit / bruit — silence. Baguettes sur batterie, glissements sur guitare, souffle dans les saxo selon Matthieu & Jean, souffle dans le trombone d’Ivan, souffle dans le micro, la tempête emporte tout, houle, nef, matelots, sirène… Vogue l’arche et ses glènes, l’arche et ses sacrifiés. La voix hurle, ça postillonne sur le mât de misaine, Ivar Ch’Vavar en brise-glace. ça craque de partout. La banquise se fendille, se fend, s’évase comme une pute écarte les jambes pour recevoir. ça craque sur le français, ça gicle sur le picard, union incestueuse, sans oublier la langue du mort ; toutes ont en leur fond une glotte qui bat l’amble dans une respiration syncopée de musiques improvisées.

8 dérives musicales.
Et Christian, attaché au poème, supplie elle étiot belle, elle étiot belle, tandis que la guitare tangue, recule, s’enroule, avance en pelote sur le sable de l’autre guitare qui crisse, puis le trombone prend la lame suivi des saxos qui se fracassent sur la jetée, et l’épousent dans une pénétration frénétique. Tempête batterie cymbales de Christoph. Déferlante dans la tête de Bacon. Les cordes distordues de la guitare de Philippe peint l’urgence d’être. éclair d’orage, tonnerre de Brest le capitaine Haddok en laisserait tomber sa pipe d’effroi. Cadence 8 galériens ! Et chacun se penche sur son instrument, se redresse, se penche, se redresse, et l’arche avance dans la brume de l’improvisation, brouillard qui confond la ronde pour l’étirer, la croche pour l’épingler, la clé de sol pour la noyer.
Dors mon p’tit Quinquin, la nuit sera blanche et noire, comme sur une partition. Je me suis bouché les oreilles pendant un moment et regardé Amandine évoluer, c’était merveilleux dans le sens surnaturel.


8 personnes sauvées du déluge dans l’arche de Noé
Edziré poursuit ses lectures , froissant la feuille quand elle se tait, la jetant au sol non pas comme une salade flétrie, mais comme une feuille de noyer tombe en silence.
Et la musique déraisonnable poursuit ses écumes rageuses où les envolées de saxo, de trombone, de guitare, de batterie se partagent l’improvisation dans des phrasés exigeants et puissants.

'Je crois surtout que le volume global était fort et intense que c'est peut-être cela qui a surpris, que des personnes s'attendaient plus à une lecture/perf 'classique' avec la voix bien en avant. Bref ! Mais j'aime aussi cette idée que parfois le/les textes, les poèmes puissent "disparaître", être emporté dans la Musique... que le textes ne soit en fait qu'un tremplin... pas un prétexte.'
Christian s’excuserait presque du nombre de décibels élevés…


Vents fougueux et pluie de notes se répondent, calme avant l’ouragan pour entendre les grains du poème, les claquements des mots et des images Souviens-toi, souviens-toi, comme il est loin maintenant.

Non, non, ne feutrez pas votre poésie, votre musique, votre corps. Triturez tout. Triangle d’or brillant sur la scène exigüe de La Malterie, parce que là aussi est la « performance », dieu que ce mot est incongru. Et c’est peut-être justement cette géométrie confinée dans les ronds du 8 debout, de 8 infinis à venir dans cette Grande Picardie Mentale qui a servi de leitmotiv à cet ensemble, initié par Christian qui connaît chacun mais parmi ces chacuns certains se rencontraient pour la première fois. Belle impro sur Ch’batio Lala figuré en peinture par Jacques Cauda, rouge et nerveuse figure de proue de cette arche diabolique, mais oh combien possédée.
Être présent avec distance pour un concert inoubliable sur les dérives musicales et poétiques.
obstination distraite
de la distance
navigation de la danse
1
Hissez haut les mots ! L’abordage n’était pas gagné ; Ch’batio la la l’a jamais chaviré pour gagner l’île de la Grande Picardie Mentale.

Anne Letoré

Pour en savoir +, un départ d’info. A vous d’en piocher davantage sur le net !
Philippe Lenglet : HYPERLINK "https://soundcloud.com/user-317111410" https://soundcloud.com/user-317111410       HYPERLINK "http://improphoto.blogspot.com/" http://improphoto.blogspot.com/ et HYPERLINK "http://improphoto.chez-alice.fr/" http://improphoto.chez-alice.fr/


Amandine Testu :


Jean Detrémont : HYPERLINK "https://www.dailymotion.com/video/x6z5p3" https://www.dailymotion.com/video/x6z5p3

Limonade : Christoph Bruneel et Eric Mimosa : HYPERLINK "https://soundcloud.com/la-production-du-mimosa/" \t "_blank" https://soundcloud.com/la-production-du-mimosa/

Ivan Martin : les Croisières Dolori : HYPERLINK "https://soundcloud.com/les_croisieres_dolori" https://soundcloud.com/les_croisieres_dolori

Christian-Edziré Déquesnes : https://chbatiolalaffwl.blogspot.com/


Samuel Bodard : HYPERLINK "http://www.numeroh.com/samuel-bodart/" http://www.numeroh.com/samuel-bodart/
HYPERLINK "

Matthieu Lebrun : https://it.ulule.com › album-bengalifere
" Matthieu Lebrun : https://it.ulule.com › album-bengalifere



vendredi 15 novembre 2019

YVAN MARTIN - CENT TITRES - extraits

   

- Collage de PHilippe Lemaire vers Ivan Martin
qu'il a découvert lors de la soirée Ch'Batio Lala,
en La Malterie à Lille, le 8 novembre 2019. -

Suite au concert-Lecture performée Ch'Batio Lala
en La Malterie de Lille, le 8 novembre 2019.

YO Christian, et oui c'était un plaisir de partager la scène avec toi et tes amis musiciens ! bien que je tiens a faire une critique !
J'ai trouvé cette situation un peu délicate dans le sens ou j'aurais aimé pour ma part plus de relief dans notre improvisation collective
J'ai trouvé ça fort massif, et donc les dialogues entre nous neuf (avec notre cher ectoplasme Konrad Schmitt ) difficiles.. J'aime entendre tes poèmes dans cette langue qui chante d'elle même, et c'est inspirant de jouer avec ta voix qui je crois devrait être en avant et nous plus en retrait avec certes des instants granuleux dense ou tout se lie et forme une pâte visqueuse.
Pour moi il y avait trop d'information, notre jeu a tous était sur le même registre de puissance, alors que la puissance peut se trouver dans le vide et le silence comme un croche patte

Je garde tout de même un bon souvenir sache le , et reviendrais avec plaisir miauler et fanfaronner a tes côtés !

Ivan Martin,
tromboniste des aventures des Batio  Lala
et surtout de Transmerdunor
& de 'Les Croisières Dolori'.

Cent titres 10.

 Hello ! Cher Ivan, merci pour ta critique et tes remarques qui sont plus qu'intéressantes...
​...oui ! c'était "dense". Les avis divergent et pour ma part j'attends de réécouter l'enregistrement pour avoir, donner un avis définitif mais il est vrai que sous le coup, dans l'action, parfois j'aurais bien aimé moins de "densité", de "puissance" ou la "puissance" ailleurs, autrement ; mais je ne pouvais rien contrôler... mais j'y étais bien dans ce maelström ou des "choses" de ma voix et de cette Grande Picardie Mentale perdue disparaissaient et peut-être mieux tantôt et toujours réinventer ; alors globalement je suis satisfait car les vibrations entre nous tous étaient vraiment positives...
Bref ! j'attends de réécouter pour revenir vers vous tous avec mon avis "final".

​Moi, aussi j'aurais plaisir à d'autres aventures musicales à tes côtés comme à Amiens en L'Accueil Froid et à Lille en La Malterie.

Merci pour ce que tu me dis sur mes "poèmes" et cette langue de moi qui te chante.Merci aussi pour tes "gribouillages" Cent titres.

​Bien vers toi et à très bientôt j'espère.
Christian-Edziré Déquesnes.

Cent titres 9.


Cent titres 8.


Cent titres 7.

Cent titres 6.




lundi 11 novembre 2019

SOLEIL d'Amandine Testu.




- Collage de Philippe Lemaire pour célébrer Amandine Testu
qu'il a découvert dans Ch'BATIO LALA en La Malterie
à Lille,le 8 nouvembre dernier. -


Texte d'Amandine Testu, jeune chamane marionnettiste inuit en partance pour les Indes... qu'elle a lu, le vendredi 8 novembre dernier, au cours de la soirée : Ch'BATIO LALA en La Malterie de Lille.



SOLEIL.


Le soleil aujourd’hui a rencontré des personnages vaporeux, inconsistants, protéiformes.Ça lui donne de bonnes idées. Alors il les interpelle.


- Venez-vous couchez avec moi je vous conterais vos irruptions, un volcanisme, les formes de vos lagunes, vos éboulis de mauve, la définition de l’éthéré, les transfigurations qui se trament entre deux notes, le bocage silencieux des extravasions, les inclinaisons des souffles qui bleuissent ainsi que leur humeur lorsqu’ils jaunissent.


Les nuages charmés et conquis enfilèrent leurs vestes de glace, devinrent glaciers pour refléter les souhaits du gros astre. Ainsi, sont apparus les dégradés parabolisant le jour, les ciels changeants, les ciels devenant feux, les étendues aquatiques reflétant les feux d’en haut.


Mais celui-ci ne les laissa pas un seul instant gouter les plaisirs des températures, poses et métamorphoses par lui-même proposés. Trop souvent il les haranguait :


-  Avez-vous pensé à recoudre sans aiguille les succédanés tranquilles de derrière les violets ?


- Avez-vous pris garde à la courbure de cette auréole dorée ?


- Avez-vous brossé les pattes d’asphalte de ce pourpre en fusion ?


- Avez-vous vérifié que les filatures bleues oublient de flétrir ?


- Et l’inclinaison de cette braise ?


- J’espère que vous n’avez pas omis de mesurer l’instabilité anachronique de cette formation virant à l’orangé.


- Qu’en est-il d’ailleurs de la diffraction des horizons ? Toujours imperceptible ?


- Et de la déglutition de ce nuancier ?


Parfois, quand ils en ont ras la casquette, les nuages s’absentent alors l’astre râle et les bleus sont moins peuplés. 
Ch' Solé,
marionnette d'Amandine Testu.


Dessin d'Amandine Testu.

dimanche 10 novembre 2019

Ch' Cap'tain Edziré et Ch' BATIO LALA à l'abordage de Lille de par La Malterie

 

Depuis la parution, en mai 2019, de L'Evangile BleuNUIT de Christian-Edziré Déquesnes, j'ai assisté à trois des quatre des lectures performées que ce dernier à donner de par ce qu'il nomme La Grande Picardie Mentale (en fait les Haut de France + la Wallonie Picarde), à Douai, à Amiens et 2 fois à Lille (L'Imposture et La Malterie). En juillet, à Douai, dans l'intimité du cadre et de la cours de La Baraque aux livres & aux arts, là, je l'ai découvert conteur et poète, épaulé de son Camarade guitariste 'Mimosa', Eric Lheurette, et un peu plus tard après des pauses récréatives de signatures de son recueil, avec le soutien de 2 complices musiciens de passage ('Philo', Philippe Lenglet,  guitare et Matthieu Lebrun), c'est un improvisateur et téméraire cascadeur du 'travail du poème' (je reprend ici une expression qu'il préfère au mot poésie)... qui m'impressionne déjà ! ...En octobre à Amiens, je le redécouvre en performer ectoplasmique de La Grande Picardie Mentale, cette fois entouré d'un saxophoniste (Jean Detrémont), d'un tromboniste (Ivan Martin) et d'une présence féminine, masquée qui apporte des mystérieuses touches inuits (Amandine Testu), le conteur de Douai se révèle chamanique et si de nouveau rien n'est calculé ou presque c'est l'enchantement ; mais c'est vendredi dernier à Lille, à La Malterie qu'il m'impressionne définitivement le plus, Christian-Edziré Déquesnes à rameuter autour de lui ses Camarades de Douai, d'Amiens et un batteur franco-belge (Christoph' Bruneel) pour présenter un groupe Ch'BATIO LALA*, ils sont huit sur scène ! dont on ne sait pas encore si il a juste existé pour une nuit. Un équipage qui au delà des textes et poèmes du Capitaine Edziré mais aussi d'autres auteurs (Arthur Rimbaud, Pierre Garnier, Sylvia Plath, Ivar Ch'Vavar, Albert Marcoeur, Konrad Schmitt et Jacques Cauda) propulse la musique dans une espèce de supersonic Rock Free, l'expression est lâchée !, qui doit plus à l’énergie blues du Free Jazz associée à la frénésie des Gilles de Binche qu'à toutes autres choses académiques et rigoureusement fatalement trop définies, formelles ; puis je pense aussi à la magnifique fureur du morceau qui conclue l'album Fun House de The Stooges...

Christian-Edziré Déquesnes n'est pas un poète patoisant chtimi, ni un poète picardisant, c’est un enfant de Douai, juste un enfant de Gayant, qui puisse dans ses le terreaux de ses racines septentrionales d’homme du Nord afin d’exprimer librement son blues à la fois exubérant, protéiforme et peut-être bien définitivement cosmique.

Ce qui fait la beauté de 'La forêt invisible' (langue et littérature picarde nommées il y a 30 ans de la sorte, par des spécialistes)est le mystère de cette invisibilité au delà de son idiome spécifiquement picard, local ; c'est invisibilité magique que Ch' Cap'tain Edziré et Ch'Batio Lala offre à appréhender.

D'après impressions de Mary d’Oostend
pour ‘Les Feuilles Asociales Associées’.
Philippe Lemaire pour les photos.


Additif : Y aura-t-il une trace matérielle de cet échange ? Un spectacle, un concert n’ont de raison d’être que s’il y a partage entre les spectateurs et les intervenants. La poésie est un langage universel qui permet de transformer, de construire et de semer la vie. Chaque être vivant est doté au minimum d’une once de poésie. Les seuls êtres vivants qui n’en sont pas pourvus sont les minéraux - d’après d’éminents qui savent, en fait si mais de manière latente et une seule goutte de lumière permet de la ranimer - et il appartient à tous d’y remédier. Les poètes sont des relais de vie et des vecteurs d’avenir. A ce titre ils ne méritent rien d’autre qu’un baiser cosmique. Enfin et surtout pour finir, commencez au lieu d’attendre !!!
Didier Trumeau de Vierzon


Cher Didier, à cette trace matérielle de cette aventure & échange, j'y travaille déjà ! "La vraie vie est d'être sur le circuit (dans la course), avant et après c'est juste l'attente..." (Steve McQueen dans le film "Le Mans") et tu sais bien que je ne suis pas un attentiste... Bien vers toi, fraternellement. 

Christian-Edziré.




Ch' Batio Lala : expression populaire typiquement picarde de Berck pour désigner un bateau qui vogue malgré la pagaille qui règne  à son bord et entre les membres de l'équipage et dont le capitaine, à la bienveillance très atypique, se nomme Lala ; de manière plus généraliste utilisé afin de nommer le grand désordre dans une maison, voir un groupe social, plus communément : le bordel.

Cette expression a été transmise par Ivar Ch'Vavar à Christian-Edziré Déquesnes.

dimanche 3 novembre 2019

CH' BATIO LALA de la G.P.M*... , chl'équipache pour le 8 novembre 2019 en La Malterie de Lille.

*
Grande Picardie Mentale.

Ch' Batio Lala : expression populaire typiquement picarde de Berck pour désigner un bateau qui vogue malgré la pagaille qui règne  à son bord et entre les membres de l'équipage et dont le capitaine, à la bienveillance très atypique, se nomme Lala ; de manière plus généraliste utilisé afin de nommer le grand désordre dans une maison, voir un groupe social, plus communément : le bordel.
Cette expression m'a été transmise par Ivar Ch'Vavar.


CH' BATIO LALA
en La Malterie.

RAPPEL EVENEMENT ! Ils seront  8 + la mythique bande son électroacoustique de Konrad Schmitt ! sur la scène de La Malterie/Lille pour Ch'Batio Lala et 'déssaquer' la G.P.M (Grande Picardie Mentale).Organisé par l'association 'zoone Libre - Le Collectif' : Autour de textes* en lien direct ou non avec La Grande Picardie Mentale, lecture performance de Christian-Edziré Déquesnes, soutenus musicalement par le groupe formé en cette occasion "Ch'Batio Lala', autour du duo de Muze-hic improvisée 'Limonade' de Christoph' Brunel (batterie & objets) & Eric 'Minosa' Lheurette (guitares, saxo, harmonica), renforcé pour cette expérience de Matthieu Lebrun (clarinet & saxophone), Philippe 'Philo' Lenglet (guitare), Jean Detrémont (saxophone alto), Ivan Martin (trombone) & Amandine Testu (présence masquée et chamanique)... plus d'infos ===>
via===>https://gpmgfm.blogspot.com/…/sous-reserve-ch-batio-lala-la…

*Arthur Rimbaud, Pierre Garnier, Konrad Schmitt, Sylvia Plath, Ivar Ch'Vavar, Jacques Cauda, Christian-Edziré Déquesnes, Dusan Matic & certainement quelques autres surprises.



CHL'EQUIPACHE 

  1. Arpenteuse & masques... AMANDINE TESTU ...et les mots inuits. à découvrir !
https://chbatiolalaffwl.blogspot.com/…/7-arpenteuse-et-masq…



2. Trombone... IVAN MARTIN ...il arrive de Croisiéres Dolori de par Transmerdunor





https://chbatiolalaffwl.blogspot.com/…/4-din-chbatio-lala-d…



3. Saxophone alto... JEAN DETREMONT ...Chl'artour din' cheule Malterie ed Lille.
https://chbatiolalaffwl.blogspot.com/…/3-saxophoniste-alto-…

4. Djitariste... PHILIPPE 'PHILO' LENGLET ...ed Dwai


  5. Saxophones... MATTHIEU LEBRUN ...ed DWAI.
https://chbatiolalaffwl.blogspot.com/…/5-saxophones-din-chb




  6. batteur pi jueu' d'agobiles*... CHRISTOPH' BRUNEEL ...Ch'Belche ed service. https://chbatiolalaffwl.blogspot.com/…/christoph-bruneel-la…
*Joueur de bricoles, petits objets.


7. Bleuze djitariste, saxophoneu pi harmonichiste...   ERIC 'MINOSA' LHEURETTE ed Chès Nwortes Glènes
https://chbatiolalaffwl.blogspot.com/…/6-guitariste-saxopho…

  8. Souffleur de mots & passeur de mo(r)ts... CHRISTIAN 'EDZIRE' DEQUESNES ...sur le fil des temps à retordre.
https://chbatiolalaffwl.blogspot.com/…/8-souffleur-de-mots-…

  9. Ectoplasmique présence exceptionnelle et bande sonore électro-acoustique... Konrad SCHMITT ...ed Buire l'Secq.
https://auxrobesderimbaud.blogspot.com/2019/05/konrad-schmitt-chet-ki-coere-chti-laul.html
https://www.dailymotion.com/video/x3a5gh

À propos de Ch'Batio Lala.

'LES BOUCANIERS !
- Eruptions intempestives de Christian-Edziré Déquesnes et ses ouailles.



Christian-Edziré Déquesnes est un encyclopédiste d'un nouveau genre. Il place un sacré coup de pied au cul à la démence universitaire. Elle s'effondre par l'envergure d'une telle entreprise. Elle monte aux nues ceux que les récureurs de chiottes littéraires ignorent en faisant luire ce qui ne le mérite pas.

À l'exception de certains créateurs qui réunissent les suce-dits et l'iconoclaste (Rimbaud, Lou reed), ce dernier dans son anthologie sale la queue et le cul de l'art et de la littérature pour les faire hurler.



Il y a là tous celles et ceux qui tranchent dans le lard et qui n'attifent pas de hardes superfétatoires aux cochoncetés capitales et anti-capitalistes. Pour preuve il y a là au sein de la Grande Picardie Mentale, Ivar Ch'Vavar (forcément), Jacques Cauda (Idem). Parfois aussi des anciens scandaleusement oubliés : Dusan Matic, Konrad Schmitt. Et toutes les voyoutes et voyous qui hantent les fossés du Nord pour en retirer la boue qu'on y a déversé. Citons Anne Létoré, Xtophe Brunel, et bien d'autres que beaucoup de lecteurs, voyeurs et auditeurs découvriront enfin.




Preuve que Christian-Edziré et sa bande n'exècre pas les démons des langues. Ils leurs donnent l'osbcénité nécessaire. La maltraitance formelle ces irréguliers la greffent à l'abdomen des maîtres et le séants par forcément bienséant de leur morale ou ce qui en tient lieu.


Ici des boucs du mal dit (pour mieux dire) peuvent se caresser les cornes en hommage au sexe statufié de Victor Noir au cimetière du Père Lachaise. La terre des terrils devient miraculeuse. S'y bande sans ambages des puits de langues contre les terrils de l'ennui des discours officiels. La pire cardie ne conserve que les prières pour les saintes Sexo.



Dès lors, " Mère voici ton fils dit " à le putain de langue la vierge noir obscène en tendant ses seins vers Déquesnes. Il devient ici ce qu'il a toujours été le fomenteur des huiles de vidanges de l'art et des mots pour fabriquer des hommes qui sortent tout formés de révolte. 



Du monde bien axé l'anthologie montre la croupe osseuse et frugale. Et soudain dans leur croupion fleurit de ce qui se transforme en joli boudoir, d'étranges lys et délices de ce qui était vallée des élites.


 Jean-Paul Gavard Perret
de "Le Littéraire".



KONRAD SCHMITT

selon Jacques Cauda.


































7. Guitariste, saxophoniste & harmoniciste... ERIC 'MINOSA' LHEURETTE ...et la Muse-hic' 



8. Souffleur de mots & passeur de mo(r)ts... CHRISTIAN 'EDZIRE' DEQUESNES ...sur le fil des temps à retordre, NightBLEUZE Time===>





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